Depuis une heure, Oliver et Léa vidaient les cartons de la jeune femme. L'appartement prenait un aspect plus joyeux, confortable... Tout en travaillant, les deux frères et s½urs discutaient de tout et de rien. Léa, lui, annonça qu'elle était officiellement engagée au County et qu'elle commençait le lundi suivant.
A ce moment, on frappa à la porte, Léa alla ouvrir :
Léa: Salut John. Entre, on est entrain de finir de vider mes cartons.
John: C'est un bel appart. En plus il n'est pas loin de l'hôpital : c'est pratique. Vous avez besoin d'aide ?
Léa: Non, c'est bon, c'est gentil à toi mais on a pratiquement fini. Tu peux visiter en attendant si tu veux.
Oliver: Léa, où tu as eu cette photo ?
Léa: laquelle ?
Oliver lui montra la photo en question :
Léa: euh... C'était quand on était enfants, enfin ados, et qu'on est allé à Disney. Tu t'en souviens ?
Oliver:Oui exact. Belle photo, j'aime bien.
Léa: Oui, je trouve que c'est la meilleure de nous deux.
Oliver sortit une autre photo du carton :
Oliver: Et celle là ? Pourquoi tu ne veux pas la mettre ? Je trouve qu'elle est encore mieux que l'autre. En plus on était tout les trois.
Léa prit la photo, la regarda et la remit au fond du carton :
Léa: Celle là... Je ...Je ne me sens pas prête à la mettre, à la voir. Mais tien elle est pour toi. Je me souviens que tu as toujours voulut avoir un souvenir de nous trois. Je pense que c'est le meilleur que j'ai. Et puis si un jour je me sens prête à l'afficher je sais que tu me la rendras.
Oliver: merci beaucoup. Elle veut dire beaucoup pour moi cette photo.
Oliver montra la photo à John qui suivait cet échange sans rien comprendre. Il lui expliqua que le garçon à gauche de Léa sur la photo était Sébastien, leur frère, le jumeau de Léa, mort quatre ans plus tôt dans un accident de voiture. Léa, qui ne voulais pas vraiment en parler, changea de sujet et proposa de se rendre au bowling. Les deux hommes acceptèrent.
Quelques jours plus tard, alors que Léa était à l'accueil :
Ambulancier : Jeune homme de 25 ans, pris dans un AVP (accident de la voie publique), constantes plutôt inquiétante : tension 10/7 et pouls a 80, sinon on n'a aucune identité car il est inconscient et il était seul dans la voiture.
John: D'accord, on va en réa 2. Oliver, Léa j'aurais besoin d'aide.
Léa: C'est partit. Je lui pose une perf pour voir l'état de ses veines.
Mais quand Léa vit le jeune homme allongé, elle sentit son c½ur faire un bond, elle sentit ses mains devenir moites. Elle vit Abby à l'accueil et l'appela :
Léa: Abby ? Tu peux me remplacer s'il te plait ? Je ...je dois aller changer la perf de mon patient en salle 4.
Léa s'éloigna sous le regard étonné de son frère.
La jeune infirmière rentra dans la salle 4 :
Léa: Mr Pillow, je vous ait déjà dit que c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'hôpital. Je vous prie d'éteindre cette cigarette s'il vous plait. Je suis venue pour changer votre poche de perfusion et vous rappeler de ne rien manger : on va bientôt vous monter au bloc.
Léa ressortit de la salle et croisa son frère :
Oliver: Tu m'explique ?
Léa: que je t'explique ? De quoi tu parle ?
Oliver: je t'en pris ne fait pas semblant. Pourquoi tu es partit de la réa ? Et ne répond pas que c'est pour la poche de ton patient : il aurait put attendre. Alors ?
Léa: Hum...Tu peux prendre une pause ? Je t'offre un café.
Les deux frères et s½urs se rendirent au Doc Magoo, le snack d'en face de l'hôpital.
Une fois installés à leur table, Léa prit son café entre ces mains pour se réchauffer et se donner une contenance et prit la parole :
Léa: voilà, je vais t'expliquer mais promet de pas m'interrompe.
Oliver: Ok promit. Je t'écoute.
Léa: Ce jeune homme, il avait l'âge de ... de Seb. Tu comprends ? ça fait trois ans qu'il est mort, je sais, mais je n'y arrive pas ...Je peux pas faire comme si il ne s'était rien passé, comme si cet horrible accident n'était jamais arrivé.
Oliver: Personne ne te le demande. En tout cas pas moi. Il me manque à moi aussi. Mais on doit aller de l'avant, progresser, vivre notre vie. C'est ce qu'il aurait voulu, croit moi. Je sais que c'est plus dur pour toi que pour moi mais tu ne peux pas t'éloigner à chaque fois que tu dois t'occupée d'un patient qui ressemble à Sébastien. Il faut que tu prennes sur toi, que tu fasses un effort. Pour tes patients, pour Sébastien.
Léa: Je sais mais s'est dur. J'ai vraiment du mal. Je te promets que je vais faire un effort, même si pour moi c'est un effort surhumain. J'y arriverais pour lui, pour toi et surtout pour moi. Bon on ferrait mieux d'y retourner avant qu'ils soient obliger de nous biper.